Les Lépidonautes

CHENILLE-DE-MELNIBONEEweb

Dessin à l’encre sur bristol 500 gr

Format 65/100 cm

 

Projet pour la BD « Les Aventures Sidérales du Baron de Munchhausen »

 

Le Baron se présente à la « Chenille de Melnibonnée » sur son cheval « Incitatus » muni d’un sac d’herbes de mégara, (dont la saveur n’a d’égal que l’extraordinaire pouvoir de satiété) afin de bénéficier du privilège de grimper sur son dos rendre visite à son charmant équipage.

En effet, les « habitantes » de la chenilles voyagent et font du commerce, mais elles ont rarement la chance de prendre à leur bord un courtisan aussi courtois que le célèbre « Baron de Munchhausen ». La chenille ne laisse quasiment jamais monter personne. Son épiderme est recouvert d’une poudre urticante qu’elle peut répandre dans l’air par de simples spasmes. A forte dose, cette poudre est mortelle et repousse tout assaillant mal intentionné. Les habitantes de la Chenille consomment le miel produit par son dard et, en plus d’être immunisées, demeurent jeunes tant qu’elles peuvent en absorber. La plus-part d’entre elles ont été recueillies par la chenille, qui en plus d’être extrêmement empathique, est très hospitalière.

S’épanouissant sur son dos, les « Lépidonautes », font commerce de ce miel dilué et accumulent de formidables quantités d’or qu’elles accumulent sous forme de gros grelots fixés aux pattes de la chenille, qui se réjouit de tous ces tintements et chatoiements.

Cette forme de symbiose est courante sur la planète Melnibonnée. On peut remarquer que cette chenille possède un équipage au complet. Chaque « Lépidonaute » stock son or sur une des pattes de la chenille, or, le fait que les 36 pattes de notre chenille soient habillées signifie qu’elle à 36 passagères et qu’elle est donc prête à faire son cocon. La phase de chrysalide dure une révolution. Période durant laquelle les Lépidonautes échangent en général leur or contre du matériel et du nécessaire de voyage.

Le soir de l’éclosion est une grande fête durant laquelle les Lépidonautes s’installent dans l’épaisse fourrure du gigantesque papillon prêt à s’envoler et à les emmener hors de l’atmosphère, vers d’autres mondes à explorer…

Les Lépidonautes supportent aisément les conditions du vol extra-planétaire grâce au gaz émis par la fourrure du papillon ainsi qu’a leur longue préparation anatomique due à l’absorption régulière du miel secrété par la chenille.

Les ailes du papillon, de plusieurs milliers de mètres carrés chacune, captent la lumière stellaire, et grâce à un phénomène de photosynthèse pourvoient à tous les besoins du symbiote.